Solidarités et hégémonies. Nous avons les tribus que nous méritons.

La solidarité de classe est-elle morte ? La solidarité nationale dans le passé avait à faire avec la solidarité de classe que dictait la compétition internationale. Tout du moins en était-il ainsi dans les États-nations historiques. Cela donnait trois courants politiques en même temps que trois types de différenciations sociales : les conservateurs pour lesquels la solidarité nationale s’organisait autour de la solidarité de la classe dominante (forte verticalité, faible horizontalité), les sociaux-démocrates pour lesquels la solidarité s’organisait entre les classes (verticalité et horizontalité plus ou moins fortes) et les socialistes pour lesquels la solidarité s’organisait autour de la solidarité de la classe ouvrière (verticalité et horizontalité plus ou moins faibles). Or il se trouve que la compétition dans ses nouvelles conditions (technologiques et marchandes en particulier) établit de nouveaux partages qui consolident certaines solidarités et en défont d’autres.

Après que la compétition des monarchies l’ait emporté sur celle des féodalités, puis celle des bourgeoisies nationales sur celle des monarchies, en présence de quelles différenciations sociales, compétitions et solidarités sommes-nous aujourd’hui ? La différenciation sociale a-t-elle cessé d’être une différenciation de classes ? Avec quelles compétitions, quelles solidarités la différenciation sociale a-t-elle maintenant à faire ? À la première question, il est possible d’apporter la réponse suivante : la différenciation sociale ne cesse pas d’être une différenciation de classes dans le sens où elle produit et répartit de manière inégale le capital, dotant davantage les uns plutôt que d’autres. Il ne faut pas en déduire pour autant qu’elle prédéfinit les rapports entre les différentes classes ou autrement dit qu’il n’y ait qu’un seul type de différenciation sociale. Les rapports de classe qui caractérisent les différenciations sociales peuvent être de différents types. Ils peuvent être qualifiés au point de vue politique de conservateurs, de sociaux-démocrates ou de socialistes, au point de vue social de flexibles, de fluides ou de lisses, de rugueux ou de rigides[1]. La différenciation sociale ne prédéfinit donc pas les types de solidarité qui lui donnent sa cohérence. Ce qui définit la forme de solidarité ce sont les types de compétitions qui sont privilégiées. Je le répète, la compétition sépare autant qu’elle rassemble. Elle dissocie les concurrents et associe des partenaires (fabricants, fournisseurs et clients) qui se trouvent alors solidaires.

La nation s’est définie d’abord comme une association de parties prenantes à une guerre, au partage de son butin. Autrement dit par un peuple en armes. Avec l’extension de son échelle, la guerre rompt avec les formes seigneuriales, féodales et monarchistes jusqu’aux guerres impériales où elle cesse d’être l’affaire d’une élite pour devenir celle d’un peuple. La conscription peut être retenue comme la date de naissance de la nation. Elle a été ce qui était en mesure d’embrigader les populations pour leur apporter ce que la tribu ou d’autres formes d’organisation sociale ne pouvaient plus. Elle a été, ce qui a porté des populations à la conquête économique du monde, ce qui a développé l’industrie au service de la guerre en construisant un marché national, une industrie nationale. La nation n’a pas été davantage que cette autre grande tribu qui s’est mobilisée toute entière pour la guerre et qui a transformé le paysan en conscrit et le conscrit en ouvrier spécialisé. C’est aussi la guerre qui a fait sortir les femmes du travail domestique pour celui de l’industrie.

Avec la forme sociale-démocrate de solidarité, la compétition externe prime sur la compétition interne en même temps que cette dernière n’est pas asservie à d’autres objectifs que la compétition externe. Aussi a-t-elle de meilleures aptitudes pour l’innovation et de moins bonnes pour les révolutions. Les formes socialistes et conservatrices sont des formes jumelles et alternatives dans la démocratie où moment de conquête et de redistribution se succèdent. Avec la forme conservatrice, la compétition externe prime sur la compétition interne en même temps que cette dernière est réservée à une classe. On y accorde une plus grande confiance à l’élite qu’au peuple. Les sociétés où cette forme existe sont celles qui ont le plus de difficultés aujourd’hui du fait de l’importance des formes immatérielles de capital. Elles n’arrivent pas à impliquer globalement les populations et leurs ressources dans la compétition. La forme socialiste correspond à un moment de redistribution du revenu suite à un accroissement de celui-ci dans les sociétés où a dominé la forme conservatrice. Lorsque l’accumulation du capital entre en crise, la forme socialiste qui ne dispose plus de revenu à redistribuer se découvre en porte à faux et ne retrouve pas sa fonction justificatrice. Dans les sociétés de tradition sociale-démocrate, les moments d’accumulation et de redistribution se succèdent aussi mais font partie des compromis sociaux qui peuvent être mieux synchronisés et adaptés aux conditions de la concurrence externe. Les formes socialiste et sociale-démocrate de solidarité se partagent le souci de redistribution du revenu, mais alors que la société où domine la première n’accepte pas les compromis de classe autrement que contraints, la seconde en fait une arme de combat. La première condamnant la division de classes sans pouvoir la rejeter, la seconde admettant comme une définition non substantielle des classes, une différenciation non étanche entre les classes. Pour le système de croyances de la première, la différenciation sociale (inégalité réelle) remet en cause une indifférenciation fondamentale de la société (égalité foncière, égale dignité des individus) pour celui de la seconde l’inégalité réelle est une concession au monde qui n’entame pas l’égalité foncière des individus qu’elle s’efforce de préserver. Le système de croyances devant être pris au sens où il oppose une épreuve du monde à un horizon d’attente et une somme d’expériences.

Si l’on en juge par les compétitions actuelles et le système-monde qu’elles tendent à mettre en place, la construction sociale de la forme de solidarité dominante ne peut plus être, mis à part les pays continents, une construction de classes nationales, mais de classes locales et internationales. Étant donné que la différenciation se développe désormais à ces deux niveaux. Des solidarités régionales infra et supranationales court-circuitent désormais les solidarités nationales[2]. Ainsi les compétitions régionales peuvent refuser des solidarités nationales et exiger des solidarités internationales, étant donnée la nature des compétitions dans lesquelles elles se trouvent prises. La Catalogne en concurrence avec une autre région européenne ne peut souffrir d’être handicapée dans cette concurrence par sa solidarité avec une région espagnole qui la tirerait vers le bas. Il ne s’agit pas de pur égoïsme[3] mais de nouvelles conditions de concurrence qui modifient les termes des nécessaires et possibles solidarités. Certains soutiennent que c’est l’Europe qui met en concurrence les régions. C’est donc avec d’autres régions concurrentes d’Europe, dans leur compétition avec d’autres régions du monde, que la Catalogne peut et pourrait devoir organiser ses rapports de solidarité avec les régions pauvres d’Espagne et d’Europe. Sur la base d’anciennes divisions certes mais d’une nouvelle compétition, elle refusera une solidarité qui handicapera sa compétitivité pour favoriser ses concurrentes. Dans une Europe solidaire, autrement dit aussi, d’égales compétitions, elle pourra porter sa part d’une solidarité européenne. Dans une Europe de la concurrence, elle défera les liens de solidarité qui ne la servent plus pour en tisser de nouveaux qui conforteront une telle concurrence.

À l’origine, la solidarité nationale tenait à la formation et à la protection du marché national, espace de mobilisation et de reproduction. « Avec la globalisation, « loin de devenir « plat », comme le proclame Thomas Friedman dans son best-seller mondial, le monde devient un archipel de pôles connectés entre eux, avec des ressources de plus en plus concentrées. L’économie en réseau, en rendant les ressources plus fluides, concentre en fait les activités spatialement. La proximité va de pair avec la fluidité. Derrière des chaînes d’approvisionnement mondiales se cachent des archipels qui concentrent richesses et savoir-faire. Un monde de plus en plus interconnecté semble aussi un monde de plus en plus inégalitaire. A l’hyper-industrialisation répond l’hyper-polarisation et l’hyper-concentration. … « plus le monde est fluide, plus le nombre de hubs est limité ». Et tout le problème est de savoir ce qu’on fait des marges, des périphéries qui s’agrandissent et s’appauvrissent…»[4]. 

« Les territoires qui ne sont pas en archipels semblent ne plus servir à grand-chose ou à grand monde… Le problème, nouveau, est que ces centres riches n’ont plus besoin de leurs périphéries pauvres. « Paris n’a plus besoin de ses banlieues. Elle n’a plus besoin non plus des maçons creusois, des nourrices normandes ou des éleveurs du Charolais… Désormais, Paris fait venir son alimentation du Brésil, ses prostituées d’Europe de l’Est… Comme les centres entre eux, les périphéries sont désormais en concurrence au niveau mondial. Pire : les centres riches ont accès à des ressources produites par des périphéries pauvres sans plus être liées à elles par des liens durables » [5].

Pour que la division du monde puisse continuer à passer entre pays riches et pays pauvres, ne puisse pas traverser les anciens pays riches, les pauvres des pays riches qui ne pourront plus être embrigadés au nom des droits de l’homme contre les pauvres des pays pauvres, vont devoir l’être sous la bannière de la guerre contre le terrorisme. Il n’est pas sûr qu’un tel enrôlement puisse fonctionner partout pour surmonter la division du monde réel entre un archipel de centres riches et de périphéries pauvres. Il a plus de chance d’avoir lieu dans les pays où les compromis de classe sont routiniers, autrement dit dans les sociétés assez homogènes et de tradition sociale-démocrate plutôt que dans celles multiculturelles et à tradition socialiste. Mais c’est dans ces dernières que la violence risque d’être le moins contrôlée. Les pays à tradition sociale-démocrate dont on qualifie les sociétés de consensuelles peuvent porter la violence à un point élevé tout en en gardant le contrôle.

Il n’y a pas de possibilité d’empêcher le nouveau système-monde à se mettre en place, de surmonter la nouvelle asymétrie mondiale entre les centres riches et les périphéries pauvres et d’établir des rapports mondiaux plus équilibrés, que par une auto-organisation de ces dernières qui les soustrairait à l’administration des premiers qui s’efforcent de gérer la compétition à leur profit. Les centres riches sont plus prompts à se coaliser que les périphéries. Ils ont vocation à structurer le monde, à en être les centres de gravité. Et pourtant seuls de nouveaux rapports entre les périphéries qui leur épargneraient des rapports asymétriques avec les centres riches permettraient de reconfigurer ces rapports de manière plus équilibrée pour qu’apparaissent de nouveaux centres qui puissent structurer autrement l’espace que ne le souhaitent les centres de gravité que tendent à imposer les puissances actuelles.

Le populisme de droite est la bannière sous laquelle les sociétés dominantes qui ont profité de la globalisation espèrent engager celles qui, parmi elles, ont été déclassées par la mondialisation pour défendre leur position dans le système mondial. Il n’a le vent en poupe que parce qu’il permet de maintenir la séparation entre les nouvelles périphéries de l’ancien monde industriel, nouvelles victimes de la fragmentation du monde, de celles anciennes pour empêcher les premières de prendre la direction d’un mouvement de rééquilibrage des rapports mondiaux. Autrement le populisme de droite ne serait pas sérieux.

Un autre populisme pourrait avoir pour objectif de construire des peuples en mesure de faire contrepoids aux centres riches en promouvant une souveraineté sociale réelle sur l’économie. Si l’enjeu est bien là : soustraire l’économie à l’influence d’une oligarchie et la soumettre au service de l’humanité, on pourrait distinguer entre les populismes[6] selon qu’ils envisageraient une réelle souveraineté sociale sur l’économie dans le cadre des anciennes frontières et d’un peuple substantiel ou s’il s’agit de définir les nouvelles conditions d’une telle opportunité désormais impossible dans les anciennes structures qui ont vu l’économie déborder de ses cadres traditionnels. Il s’agirait encore une fois de soustraire l’État et le marché à l’influence du capitalisme comme le pensait Fernand Braudel[7], capitalisme qu’il faut aujourd’hui identifier à une oligarchie mondiale. La frontière n’est plus interne aux classes de la nation que le nationalisme permettait de surmonter grâce aux rentes coloniales et néocoloniales qu’il pouvait redistribuer. Le moteur historique de la lutte des classes n’est plus interne à la nation qui externaliserait les coûts de ses compromis. La frontière est entre une certaine partie des propriétaires de capitaux qui veulent soumettre l’économie mondiale à leurs investissements capitalistiques et le reste des capitaux. Osons l’antagonisme : entre le capital financier et les autres formes de capital dont celui naturel et social en particulier. Il n’est plus entre le capital et le travail, mais entre certaines formes de capital. Entre la forme financière qui vise à concentrer les autres formes et celles qui veulent se soustraire à une telle concentration. Elle est entre ceux qui veulent soumettre l’économie au service de l’humanité dans son ensemble et ceux qui veulent la soumettre à l’industrie de guerre de certaines nations patries de l’oligarchie avec qui elles ont passé compromis. Car cette oligarchie ne peut encore se passer de patrie.

C’est dans ce sens que radicaliser la démocratie doit s’entendre comme un approfondissement de la démocratie politique en démocratie économique. Il va sans dire que les sociétés à tradition sociale-démocrate comme définie plus haut (inégalité réelle/égalité foncière) auront moins de difficultés que les sociétés à tradition socialiste (inégalité réelle/inégalité foncière). Encore que l’on ne puisse pas envisager la conduite des unes indépendamment de la conduite des autres. Aussi est-ce de la conduite (révolutionnaire ?) des dernières que dépendra la conduite des premières quant au reste de l’humanité. À titre d’exemple, l’attitude de l’Allemagne ne peut être coopérative si celle de la France consiste à exporter ses antagonismes internes. Le sort de l’humanité dépend ainsi des anciennes « sociétés industrielles en voie de périphérisation », de leur capacité à subsumer leur antagonisme interne par l’approfondissement de la démocratie politique en démocratie économique. Alors seulement les sociétés bénéficiaires de la globalisation pourraient accepter de se soumettre à une politique commune. Alors seulement les excédents allemands pourraient-ils être résorbés en faveur d’une croissance européenne mieux répartie avec un investissement européen mieux adapté à la concurrence internationale en même temps qu’à la productivité de l’ensemble européen.

Pour que les « anciennes sociétés industrielles en voie de périphérisation » acceptent de se remettre en cause, refusent de basculer dans une paupérisation subie pour s’engager dans un régime de frugalité qui pourrait servir de modèle à l’ensemble de l’humanité, difficile de dire ce qu’il faudrait. Sinon que seule une sorte d’illumination, de révélation ou de révolution les saisissant, est en mesure de les faire basculer. Il faut reconnaître que les adeptes d’une telle issue dans ces sociétés sont assez nombreux. C’est la disposition générale qui fait défaut. Et ce que l’on ne peut dire, c’est quand les sociétés risquent de basculer. Car il n’y a pas ici de continuum mais une rupture. Le sol comme se dérobant sous ses pieds, une société bascule. Déséquilibrée, elle quitte un sol pour en trouver un autre, quand elle peut se ressaisir et ne pas partir en morceaux.

Il faudra un nouveau monde plus frugal pour éviter les catastrophes qui viennent. Nous avons le choix : un monde aux richesses et aux savoirs faire plus concentrés ou un monde frugal mettant en œuvre une répartition du capital plus équilibrée. Si dans l’ensemble les « sociétés en voie de périphérisation » consentent à cette dernière option, les sociétés à tradition sociale-démocrate pourraient consentir à en prendre le leadership et à comprendre le reste du monde dans leur consensus. Dans le cas contraire, elles opposeront leur solidarité à la fragmentation du reste du monde. Le sort du monde se joue ainsi dans les nouveaux ensembles mais d’abord en Europe : si l’Europe du Sud plus avancée gagne celle de l’Est et que l’Europe du Nord ne peut être en mesure de les mettre en concurrence, alors cette dernière pourrait-elle consentir à en prendre le leadership et envisager avec les autres ensembles (chinois, américain et autres s’il en est) des rapports plus coopératifs. Autrement l’Europe du Nord devra faire face, avec ses périphéries de l’Est et du Sud, à la rivalité américaine et chinoise afin que le système du monde ne soit pas trop dur avec elle.

La guerre est donc à nouveau à nos portes. Le problème est de savoir si la compétition finira par l’imposer ou non. Guerres civiles au Sud déjà, qui devraient aller en s’intensifiant pour se défaire du surplus de population, en attendant que des révolutions au Nord, si elles surviennent, permettent une reconfiguration des rapports mondiaux ? Peut-on s’attendre à un nouvel épisode de la Révolution française ? Ce genre de transformations parviendrait plus vite si les sociétés du Sud pouvaient y apporter main forte. Encore faudrait-il que ces sociétés osent se penser, apprennent à mieux se connaître. Certains auteurs du Nord disaient déjà depuis quelque temps qu’il fallait observer que l’influence entre ancienne tutelle et anciennes colonies commençait à se retourner. El Kadhafi est passé par là …

NOTES

[1] Notre approche qui n’ignore pas celle de Gosta Esping Anderson (« Les trois mondes de l’État-providence », 2007) s’en distingue dans le sens où l’une se place du point de vue de l’État providence et l’autre de celui de la différenciation sociale. Aussi sa distinction entre le type libéral anglo-saxon de celui conservateur d’Europe continentale n’est-elle pas prise en compte. Pour nous ici les deux types fondamentaux sont ceux conservateur-socialiste et social-démocrate. Le type libéral apparaît entre les deux et admet l’inégalité foncière des individus sans récuser leur égalité (multiculturalisme). On dira que cela dépend. Le travail de l’anthropologue démographe Emmanuel Todd qui porte sur les rapports entre les prédispositions à l’égalité/inégalité et les structures familiales, apporte ici un certain éclairage. Dans son dernier ouvrage (« Trois leçons sur l’État-providence » écrit en compagnie de Bruno Palier), où Gosta Esping-Anderson traite des défis de l’État providence et des leçons qu’il faut en tirer, c’est du seul État social-démocrate qu’il s’agit réellement et qui finalement subsumerait les autres de quelque façon.

[2] Lors des résultats du référendum sur le Brexit, on a pu constater l’opposition entre Londres, ville-monde, et le reste du pays. On peut considérer le Brexit comme une sorte de remise en orbite de la métropole londonienne par son environnement.

[3] La thèse de Laurent Davezies dans son ouvrage Le Nouvel Égoïsme territorial. Le grand malaise des nations. La République des idées / Seuil, Paris, 05/03/2015

[4] C’est moi qui souligne. Hubert Guillaud citant Pierre Veltz, dans le compte rendu de son livre « La société hyper-industrielle ». Le nouveau capitalisme productif. Seuil. Paris. 2017. http://www.internetactu.net/2017/03/16/vers-une-societe-hyper-industrielle/

[5] Ibid

[6] À propos de populisme, je reprends les deux expressions de populisme de droite et de gauche à Ernesto Laclau et Chantal Mouffe. Voir en particulier le compte rendu du livre « La Raison populiste » d’E. Laclau http://www.laviedesidees.fr/Vous-avez-dit-populisme.html et l’article de Pierre Bance, La démocratie radicale de Laclau et Mouffe http://www.autrefutur.net/La-democratie-radicale-de-Laclau. Je distingue la notion d’hégémonie de celle de solidarité dans le sens où toutes deux bien que consenties le sont d’une manière opposée : l’une l’est de manière passive et l’autre de façon active.

[7] Comme s’efforce de le faire Gosta Esping-Anderson et Bruno Palier dans leur ouvrage « Trois leçons sur l’État-providence » avec la notion d’investissement social. Fernand Braudel refusait de confondre économie de marché et capitalisme.

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