Les conditions de succès de l’action syndicale (1)

UMMTO grèveLes enseignants de l’université Mouloud Mammeri sont en grève «illimitée» depuis le 11 février dernier pour des revendications sociales et professionnelles. Les revendications de cette grève n’ont pas été prise en compte par le conseil national de leur syndicat, le CNES, tenu les 27 et 28 février 2015. Aussi l’assemblée générale de la section CNES de l’université Mouloud Mammeri, tenue le 1er du mois de mars, a lancé un appel aux enseignants-chercheurs de toutes les universités du pays pour «se mobiliser et s’organiser pour se réapproprier leur syndicat », et « rendre la considération à l’enseignant universitaire». C’est dans ce contexte que j’ai été invité en tant qu’ancien membre du CNES à participer au séminaire organisé par cette section. J’ai choisi d’intervenir sur le thème : « les conditions de succès de l’action syndicale ». J’y ai soutenu la thèse que le succès de l’action syndicale dépendait de la conjonction de trois facteurs : la ligne syndicale, la mobilisation sociale et la conjoncture économique et politique. C’est autour de cet échafaudage que j’ai voulu construire mon intervention après avoir écouté, la veille, les interventions de mes camarades Farid Cherbal, Kaddour Chouicha et Madjid Ben Yaou, tous anciens membres de la direction du CNES.

Avant d’entrer dans le vif de notre sujet et en guise d’introduction je vais essayer de définir ce que l’on peut entendre par travail universitaire, notre objet concernant l’activité syndicale d’un secteur particulier.
Tout d’abord un tel travail est caractérisé comme étant celui d’un « enseignant chercheur », dans le sens où ce qui le hiérarchise est l’activité de recherche : on sera chercheur, maître ou assistant de recherche. Sa hiérarchisation emprunte à l’ancienne division artisanale du travail du maître et de l’apprenti qui se trouve heureusement déroulée dans le temps, dans le sens où on peut être assistant de recherche en début de carrière, chercheur un peu plus tard et maître de recherche ensuite. On pourra subdiviser davantage ses trois niveaux ensuite, si on le souhaite, mais on conservera la structure. « Enseignant chercheur » donc parce que nous enseignons la recherche et les résultats de la recherche. A la pointe extrême, on enseignera la recherche en train de se faire. Le travail universitaire se situerait donc à la pointe du savoir où celui-ci se renouvelle de la manière la plus rapide.
Cependant si une telle caractérisation est pertinente des points de vue de la trajectoire de la carrière universitaire (hiérarchie sociale) et du travail social (pointe du savoir social), elle reste cependant trop abstraite pour comprendre les transformations qui peuvent l’affecter à l’ère de la massification de l’enseignement supérieur, de la révolution de l’information et des communications et de l’industrialisation des services. Il faut prendre en compte les tâches concrètes du travail universitaire. Avec la massification de l’enseignement, la professionnalisation de l’enseignement supérieur et les nouvelles révolutions industrielles, une autre organisation du travail est possible et nécessaire. L’industrialisation (entendre mécanisation des opérations et automatisation) va traiter l’enseignement supérieur comme elle l’a fait pour les autres métiers maintenant qu’elle en a les moyens. Le marché de l’enseignement supérieur étant devenu considérable, le travail étant devenu mécanisable, le champ universitaire devient le lieu d’une nouvelle compétition internationale. Le « métier » va s’adapter ou disparaître, les tâches répétitives et routinières vont être automatisées afin qu’elles ne grèvent pas le coût global du travail d’enseignement et de recherche et que de nouvelles tâches pertinentes puissent apparaître. La qualité de l’enseignement s’en trouvera améliorée. Bref, tôt ou tard, une réorganisation du travail universitaire verra le jour sous l’effet de la révolution numérique et de l’extension de son marché. Alors qu’une telle réorganisation du travail bénéficie d’une conjoncture plus favorable dans les pays émergents du fait de la faiblesse des structures anciennes, d’une puissante dynamique démographique et par conséquent de plus grands avantages à entrer dans la nouvelle révolution de l’information et des communications, l’Algérie préfère rester dans l’expectative. Je me permets de renvoyer ici à un texte, où je soutenais la thèse selon laquelle nous avions une opportunité de transformer la faiblesse de l’encadrement en une force par la transformation de la division du travail dans le champ universitaire (2).

Nous avons fait ce détour par le travail universitaire, afin de voir combien il va changer avec la nouvelle révolution industrielle mais aussi pour rappeler que nous ne choisissons pas les conditions de travail que le syndicaliste est chargé de défendre : on les adopte pour son heur ou malheur, celles-ci s’universalisant par la compétition. Le syndicaliste ne peut pas s’établir dans un simple rapport de forces nationales, il doit auparavant s’établir dans un rapport de forces internationales. Le dernier comprenant le premier.
Car aujourd’hui la production en autarcie nationale étant quasi impossible, il faut donner au monde pour en recevoir, les conditions de production antérieures ne correspondant plus au niveau de vie duquel on veut relever. Et le niveau de vie aujourd’hui se trame à l’échelle mondiale : voilà ce que signifie la globalisation des marchés. Défendre un pouvoir d’achat, s’attacher à un certain niveau de vie, à certaines conditions de travail, c’est s’assurer une certaine participation dans la production mondiale, une certaine insertion dans la division internationale du travail, une certaine place sur les marchés mondiaux. Ce que nous avons fait en partie dans le passé en tant qu’Etat pétrolier, que nous ne pourrons plus faire avec l’accroissement de nos besoins. Un tel Etat ne pourra plus assurer les conditions de travail auxquelles peut aspirer un travailleur scientifique. L’université se trouvera donc placée sur la première ligne pour affronter la crise des ressources publiques : on parle déjà de dégradation drastique des conditions de travail universitaire dont celles de sécurité. Comme on ne peut acheter aujourd’hui la voiture que produisait l’industrie automobile à ses débuts, on ne peut pas faire de la recherche ou dispenser des cours comme on le faisait à des temps attachés au temps de l’imprimerie. Les conditions de travail sont aujourd’hui internationales, on ne peut vivre autrement du savoir. Faire du syndicalisme ne consiste donc pas à faire dans un rapport de forces nationales quant à la répartition du produit national en salaires et profits, mais dans un rapport de forces internationales et nationales quant à la part de la production nationale dans la production mondiale et quant à la consommation (salaires) par rapport à l’investissement (profits). Ceci n’étant pas indépendant de cela. C’est de ce point de vue que le CNES a été partagé entre une ligne revendicative et une ligne en faveur d’un partenariat. La première ligne inscrivant le combat syndical dans un rapport de forces national et la seconde dans un rapport de forces national et international.
Si nous avons échoué à nous insérer dans la division internationale du travail, à avoir une participation réelle dans la production mondiale, parce que plus occupé à la contester qu’à y prendre place, c’est faute de ne pas avoir développé une stratégie d’incorporation des normes internationales de production. Car on ne peut plus parler de normes nationales qu’en termes d’échec ; et on ne peut les transformer, si on ne les a pas assimilées, incorporées. Nous avons ici deux exemples pour inspirer notre réflexion : la Chine et la Turquie. La Chine, l’Extrême-Orient en général, en produisant pour une demande extérieure constituée et dominante, ont incorporé dans leur habitus les normes de production internationales ; la Turquie en voulant intégrer l’Europe s’est incorporé certains de ses standards. Toutes deux ont intégré les normes mondiales pour se hisser à la hauteur du monde (3). Au départ, on imite : tel est le chemin le plus court pour ne pas décrocher. Mais pour précéder, avoir une dynamique propre, il faut innover. Cela est valable à hauteur d’un individu comme d’une société. La relation qui domine le savoir est celle du maître et de l’apprenti (ou du disciple). Il y a toujours mimétisme et innovation : l’un innove et l’autre imite. Tel peut être décrit le processus de création diffusion du savoir (4). Ensuite on distinguera les bonnes et les mauvaises imitations ou innovations, dans le sens où elles gèrent convenablement le processus de création diffusion ou pas.

Ceci étant dit nous pouvons aller à la conjonction de facteurs qui font la réussite de l’action syndicale. De manière générale on peut soutenir qu’une ligne syndicale qui va à contre-courant d’une mobilisation sociale conduira l’organisation à l’échec et probablement à sa faillite ; qu’une mobilisation sociale qui va à contre-courant d’une conjoncture économique et politique ira à son épuisement. Tout en tenant compte du fait que certaines conjonctures sont propices à la mobilisation de certaines forces et pas d’autres et qu’une ligne qui ne tiendrait pas compte de ces différences pourrait être désarticulée. Pour réussir, une action syndicale doit donc tenir compte des investissements et des stratégies de ses acteurs ainsi que des opportunités de la conjoncture.

1. La ligne syndicale

Le syndicalisme est né avec la lutte de libération nationale, il a participé au combat de libération puis à celui de la construction nationale (5). Construction nationale qui recouvre à la fois processus de construction d’une économie nationale et processus de construction de l’Etat (6). Le syndicalisme en Algérie ne procède donc pas d’une division de la société en classes, bien que nombre de ses militants furent armés d’une idéologie appariée, il devait procéder d’arbitrages entre investissement et consommation d’une part, engagement au travail et rétribution d’autre part. Selon que le moteur de la croissance aurait pu être l’exportation, la consommation ou l’investissement il aurait fallu définir une certaine répartition du revenu. Ce n’est donc pas la lutte des classes qui pouvait justifier le syndicalisme en Algérie mais l’équité dans une répartition des fruits de la croissance en fonction des objectifs de celle-ci. L’échec de l’industrialisation et de la construction de l’Etat de droit a décrédibilisé le syndicat général en même temps qu’il n’a pas permis son autonomisation. De partie prenante des processus de construction des champs économique, juridique et politique, l’appareil syndical est devenu un appareil périphérique de gestion de la rente. Avec la diminution des ressources publiques, le souci du pouvoir sera de réduire la voilure d’un tel appareil. Le pluralisme syndical sera l’instrument d’un tel délestage des appareils publics. Car il faut le rappeler, le pluralisme dans l’unité syndicale est un progrès, le pluralisme dans la division est une régression (7).
Soulignons donc que l’objectif de la construction d’un Etat pérenne n’ayant pas été atteint, le pluralisme dans la désunion a, par conséquent, continué l’échec. En effet la base pérenne d’un Etat c’est la fiscalité ordinaire. Un secteur de la sécurité qui ne peut prélever un impôt ne peut être entretenu. Il y a une rupture qui n’a pas été effectué avec l’indépendance : l’élite de la guerre de libération nationale n’a pas pu donner à la société une élite économique et une autre du savoir. Elle n’a pas pu engager une division sociale du travail fructueuse. Le droit n’a pu se donner une base pérenne. Or le combat pour le pluralisme s’il est séparé de celui du combat pour l’Etat de droit conduit à son épuisement. C’est pour cela que le combat syndical avant d’être corporatiste se doit d’être national, il se doit de participer à la construction de l’Etat de droit qui en définissant les règles de production et de répartition du produit national définit la contribution et le revenu de chacun. Son combat est celui de la construction de l’Etat de droit avec l’ensemble des travailleurs de la société, ainsi que celui de la construction du secteur de l’enseignement supérieur. Le rôle du syndicat de l’enseignement supérieur est ici très important dans le sens où sa place dans la production est telle que son revenu est investissement, sa consommation productive : plus la société accorde de crédit à ce secteur plus il lui reviendra (8), si ces travailleurs sont efficients. Mais aussi dans la mesure où il est un des secteurs où les collectifs de travail restent d’importance. Les services au plan syndical dans la mesure où ils ne sont pas encore affectés par la nouvelle révolution industrielle regroupent la masse des travailleurs qui peuvent peser sur la répartition du revenu. Les travailleurs de l’éducation et de la santé représentent aujourd’hui l’équivalent de la classe ouvrière de l’industrie hier, le pendant du secteur de la sécurité, quant au pouvoir de négociation. Sans leurs organisations, l’architecture des marchés de l’éducation et de la santé, puis de tous les autres secteurs, sera construite sans les travailleurs. Il est important finalement parce qu’il est le secteur de conception qui doit penser, avec les autres, l’articulation des divers secteurs.
Pour qu’ils ne puissent pas peser inconsidérément sur la répartition du produit national, pour conserver leur autonomie de décision, l’élite issue du combat de libération nationale préfère diviser les travailleurs afin de contrôler leur organisation. Car on ne peut peser sur le rapport de forces national, déterminer la répartition du produit national, si l’on représente une assemblée locale de travailleurs dont on peut sacrifier l’existence. On ne peut codéterminer le produit national et sa répartition qu’à l’échelle nationale et internationale. Le pluralisme syndical doit donc servir absolument l’unité syndicale afin de pouvoir codéterminer le produit national et sa répartition avec le reste des parties prenantes. Pluralisme et unité doivent être deux absolus. Autrement, le poids des services dans la représentation du monde du travail sera sans conséquence. Autrement, la pensée du développement sera incohérente.
Dans notre expérience syndicale, les statuts du CNES établissent l’assemblée générale des enseignants comme souveraine, le conseil national a de ce fait été partagé entre une ligne consensuelle et une ligne majoritaire. Le syndicat comme représentant dominant des enseignants du supérieur a explosé lorsqu’une ligne majoritaire a essayé de s’imposer à l’ensemble des assemblées générales. Une ligne majoritaire que des assemblées ont refusé parce qu’elles la considéraient en rupture avec la « ligne originelle » du CNES, dite revendicative et démocratique. Mais dans le même temps, l’état de la mobilisation sociale, de la composition sociale du syndicat, avaient évolué.

2. Mobilisation sociale.

Ce sont la dégradation des conditions de travail (sécurité, moyens pédagogiques et autres) et du pouvoir d’achat qui poussent les travailleurs à sortir de leurs routines, à interrompre le cours de leurs activités. C’est une telle conjoncture qui permet à une minorité d’entre eux de remettre sur la scène publique la question du pourquoi et du comment de leur mission.
A mon sentiment, c’est faute d’avoir pu prendre en compte les flux et reflux de la mobilisation sociale que le pluralisme syndical du CNES n’a pu être préservé. Avec le reflux de la mobilisation et la nouvelle stratégie d’appropriation du syndicat par l’administration, des assemblées générales d’universités ont préféré quitter l’organisation unitaire et d’autres ont profité de l’occasion pour s’approprier l’appareil syndical.
Avec la nouvelle dégradation des conditions de travail et du pouvoir d’achat, un nouveau projet de statut de l’enseignant chercheur concocté à leur insu, les enseignants du supérieur sortent à nouveau de leurs gonds et cherchent à peser sur les rapports de forces.
Il reste à savoir si leur mobilisation dans la nouvelle conjoncture économique et politique pourra transformer le cours des choses. L’on sait que la grève dans l’éducation et l’enseignement supérieur à pour effet de nuire non pas à quelques revenus particuliers avec lesquels il s’agirait de composer, mais à une productivité globale, au niveau et à la qualité de la formation dispensée. Soit à tout le monde et à personne. L’on sait aussi que la grève comme manifestation signifie à la fois protestation (voice) et démission (exit), et ne rend donc pas compte précisément de l’engagement des acteurs. Le pourrissement est la contre-stratégie régulièrement adoptée par les autorités publiques dès lors qu’elles considèrent qu’elles sont en présence de simples surenchères. A moins que les effets non immédiats puissent affecter d’autres secteurs plus sensibles et que la ligne syndicale puisse converger avec d’autres stratégies sociales pour construire une alternative sérieuse à la dégradation des conditions de travail et du pouvoir d’achat.
Devant une telle mobilisation, l’administration ne peut rester immobile. Par le biais de la réforme du statut de l’enseignant chercheur, à défaut de s’engager avec l’ensemble des travailleurs dans une stratégie de revalorisation du travail social à la pointe duquel le travail universitaire, elle va essayer de créer le système d’incitations qui devrait lui permettre de garder le contrôle sur la hiérarchie universitaire (loyalty) (9). Ce qui peut engager le secteur dans une nouvelle fuite en avant. S’il y a un « combat de classe » à mener pour les travailleurs de l’enseignement supérieur c’est celui qui concerne la « fabrication » de la hiérarchie universitaire : la lutte entre la hiérarchie qui vise à revaloriser le travail et celle qui vise à donner à l’administration le contrôle du corps enseignant.

3. Conjoncture économique et politique

Nous sommes dans une situation syndicale de codétermination à l’algérienne qui correspond aux caractéristiques dominantes de la formation sociale algérienne dont les principales caractéristiques opposent les notions de pouvoir et d’Etat de droit, d’économie cohérente de marché et d’économie d’exportation de production primaire. Les syndicats doivent être raisonnablement corporatistes en contrepartie d’une cogestion du secteur. Mais face à la dégradation des conditions de travail et du pouvoir d’achat un tel rôle est difficilement tenable. La cogestion du secteur ne peut plus s’accompagner que d’une maigre rétribution. Et face à une telle dégradation, il ne peut y avoir n’importe quelle réponse. Comme on l’a soutenu en introduction, le secteur doit connaître une mutation. Son évolution va dépendre de la vitesse avec laquelle les autres nations vont intégrer une telle mutation et définir les nouvelles conditions de travail universitaire. La réforme du LMD a été réalisée avec un marché du travail atone, elle n’a pas permis de sortir de la massification, d’aboutir la diversification de l’offre de formation, la demande faisant défaut (10). Aujourd’hui le marché du travail mondial connaît une nouvelle transformation avec l’industrialisation des services : on assiste à une polarisation du marché du travail (11), qui détruit les emplois qui caractérisaient la production universitaire algérienne et qui correspondait à la demande publique de formation. Cette polarisation va mettre durablement en crise le secteur de la formation supérieure en Algérie.
De cette conjoncture on peut conclure qu’une ligne syndicale qui se contenterait d’être revendicative et démocratique et non pas de codétermination d’une production nationale et de sa répartition, ne pourrait conduire qu’à un épuisement des forces. Car il s’agit de transformer radicalement les conditions de travail, transformation qui ne peut avoir lieu sans une forte adhésion des travailleurs et sans la « fabrication » d’une hiérarchie du savoir efficiente qui puisse gagner sa place dans le monde.

Notes :

[1] Ce texte achève une réflexion entamée lors d’une intervention au séminaire intitulé « Champ universitaire et nécessité d’un renouveau syndical » organisée par la section CNES de l’Université Mouloud Mammeri auquel j’ai participé.

[2] Voir 2. Les tendances de l’enseignement supérieur, nouvelle organisation du travail, émergence de nouvelles hiérarchies ou qualité, équité et efficience associée à la massification. In Gouvernance des universités : de la massification à la diversification, transformer une faiblesse en une force, publié par la revue du CREAD et disponible sur mon blog : https://arezkiderguinidepute.wordpress.com/2013/12/28/gouvernance-des-universites-de-la-massification-a-la-diversification-transformer-une-faiblesse-en-une-force/

[3] Le socialisme de Marx était pensé pour les nations industrielles. En voulant faire du socialisme un raccourci les nations retardataires ont accru leur retard parce qu’elles ont méconnu la tendance à l’uniformisation des normes de production qu’impose la compétition internationale.

[4] Les Lois de l’imitation, étude sociologique, par G. Tarde -F. Alcan (Paris)-1895

[5] ADEL Abderezak, 2006, Le mouvement syndical en Algérie et la dynamique des syndicats autonomes. http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article13439

[6] On sait combien ce dernier point a constitué une obsession pour la classe dirigeante algérienne et combien aujourd’hui on s’accorde pour parler de pouvoir algérien et non d’Etat (de droit) algérien. Cette obsession s’est estompée pour laisser la place à cette autre de guerre civile. Pour le moment le prestige d’une élite ayant conduit le combat de libération permet de masquer la faillite de la construction étatique.

[1] Voir l’intervention d’Ahmed Badaoui, ancien syndicaliste de l’UGTA, dans le compte-rendu de la rencontre-débat du 26 avril 2014 organisée par le Rassemblement de gauche – R(d)G – sur la question syndicale aujourd’hui en Algérie. http://www.socialgerie.net/spip.php?breve856

[7] Abdellatif Benachenhou, dans son cours sur les entreprises publiques distinguait entre l’investissement de productivité et l’investissement de reproduction. L’enseignement supérieur est un secteur de productivité. Autrement dit, il permet l’accroissement du revenu.

[8] Nous empruntons ces trois notions à Alfred Hirchsman dans son livre Exit, voice and loyalty, Responses to Decline in Firms, Organizations, and States, 1970.

[9] On pourra consulter à ce sujet notre article « Vers quelles cohérence et quelle différenciation du système … » in cahiers du CREAD- « Etude Sur L’université Algérienne » N° 77/2006. Que je publierai prochainement sur mon blog.

[10] David Autor du Massachussets Institut of Technology, auteur d’une étude sur la question (“The Polarization of Job Opportunities in the U.S. Labor Market. Implications for Employment and Earnings. ») en offre une version moins académique et en français dans un article : Technologie, anxiété, passé et présent publié sur le site de l’Organisation Internationale du Travail :

http://www.ilo.org/public/french/dialogue/actemp/whatwedo/events/2013/symposium.htm

Arezki DERGUINI
Ancien membre du Bureau national du Conseil National des Enseignants du Supérieur (CNES)
Bgayet le 04.04.2015

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