L’échangeur de « quatre chemins » un échec programmé ?

En ce matin de dimanche 05 août, je constatais  aux quatre chemins que les travaux de réalisation de l’échangeur avaient commencé. Or, je me rappelais avoir lu et entendu, que la société Sonatrach s’opposait à sa réalisation au motif de la «violation» du couloir de servitude de son pipe-line venant du port pétrolier de Béjaïa. J’entrevis le risque d’un plus grand étouffement de la circulation et ce pour une période indéfinie. Tout compte fait au lieu de résoudre un problème, on en créait un. J’essayais de m’informer rapidement. Récapitulons.

 Selon la Dépêche de Kabylie du 02 Août 2012, la réalisation de l’échangeur des «Quatre Chemins» avait donné lieu à un bras de fer entre Sonatrach et le wali de Béjaïa, Hamou Ahmed Touhami,. Selon le quotidien le « projet portant réalisation d’un échangeur aux «Quatre Chemins», au chef-lieu de la wilaya de Béjaïa est dans l’impasse. La société Sonatrach s’oppose à sa réalisation au motif de la «violation» du couloir de servitude de son pipe-line venant du port pétrolier de Béjaïa ». Le Wali intervenant sur les ondes de la radio Soummam, assure que l’étude (réalisée par le bureau d’études Technic Conseil?),  » a pris en compte toutes les données et toutes les dispositions nécessaires, y compris le pipe-line». Après avoir saisi les ministères de l’Energie et des Mines, des Travaux Publics et des Finances pour un éventuel arbitrage entre les deux parties, Sonatrach et administration de la wilaya, le Wali, se dit prêt au nom de l’intérêt de la wilaya à aller en justice.

Nous ne pouvons dans le cadre de cette enquête préliminaire, sans vouloir contredire le wali, nous empêcher de relever une certaine contradiction : pourquoi la Sonatrach qui aurait été prise en compte par l’étude finirait par s’opposer au projet ?  Cela nous paraît contradictoire.

On peut affirmer en première hypothèse, sans commettre de lèse-majesté et sans grand risque de se tromper, que le bureau d’études peut dans son étude ne pas prendre en compte l’impact sur son implantation  (protection civile, gare routière et servitude de Sonatrach), alors que l’étude d’exécution est bien obligée de le faire. Si ce devait être l’étude de réalisation (menée par l’entreprise de réalisation ENGOA ?) qui aurait révélé les impacts, il ne devrait pas être difficile d’établir la vérité.

Ma première tâche va donc consister à vérifier que l’étude a effectivement pris en compte son impact, que les bonnes intentions de la wilaya, à défaut de rigueur, n’ait pas conduit au contraire du résultat escompté.  Selon la réponse mon enquête prendrait fin ou se poursuivrait.  Si elle devait se poursuivre, il faudrait alors me tourner vers la Sonatrach pour savoir la raison de son revirement.

De plus l’erreur étant humaine, il faudrait pouvoir laisser une porte de sortie à celui qui a pu la commettre, et pour cela, rechercher la solution la moins coûteuse et la plus sûre pour la société nationale et la wilaya. Ce n’est pas l’erreur qui est un problème, car c’est par elle qu’on apprend, c’est le refus de se corriger qui est redoutable et extrêmement coûteux.

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