La société, le parti, le militant et le représentant

 Les élections législatives ne vont pas donner lieu à une véritable représentation nationale.  Lors des prochaines élections législatives le seuil des 5 % et la multiplicité des listes vont favoriser les partis qui ont une représentation étendue même si elle est superficielle. Si on n’atteint pas un certain nombre de voix on ne pourra pas faire partie de la prochaine assemblée nationale et ceux qui auront le minimum requis s’attribueront tous les sièges malgré leur faible poids réel et quelque soit la participation sociale. La représentation pourra toujours être contestée. Certains s’y préparent déjà.

 Si au centre le FFS risque d’emporter la majorité absolue des sièges, dans les autres régions ce sera le FLN, le RND et dans une moindre mesure certaines organisations islamistes. Aussi le régime et ses opposants pourront-ils toujours contester la représentation nationale et se considérer comme les représentants réels.

 Nous n’allons cependant pas attendre que tombe du ciel une réelle représentation. Il faut y travailler pour y parvenir. En allant aux élections nous commençons le travail. Nous ne songeons pas récolter avant d’avoir semé.

 S’organiser et organiser la société, le véritable objectif de la participation et le moyen d’atteindre l’objectif stratégique de l’autodétermination. Aussi lors de la campagne faudra-t-il aviser les électeurs qu’ils ne voteront pas pour des personnes mais pour des partis, surtout avec la participation du FFS. Même pour nos militants et sympathisants, cela devra être souligné, car il ne s’agira pas de porter les doléances locales des électeurs qui pourraient relever par ailleurs d’une instance particulière ou de toutes les instances, qu’elles soient locales ou nationales[1]. Voter donc pour le parti c’est s’engager avec lui pour vouloir faire partie de la décision, qu’elle concerne le niveau national ou pas. Le parti est d’abord l’instrument de l’organisation de la société. Sans partis forts, en mesure de mobiliser et d’impliquer la société, il ne peut y avoir de changement démocratique. La prise en charge des doléances des citoyens exige la participation de toutes les instances du parti. La réelle garantie pour les citoyens est donc un parti fort, en mesure de peser sur les évènements, de les impliquer largement et de les organiser efficacement.

 La conjoncture actuelle caractérisée par un esprit démocratique et un émiettement social rend le travail politique particulièrement difficile. Notre tâche n’est donc pas de tout repos, beaucoup de militants peuvent être découragés. La construction de l’unité sociale nécessaire à l’autodétermination est donc un chemin semé d’embûches et de difficultés. Devant les différents défis auxquels nous devrons faire face, nous n’avons pourtant pas d’autres recours. Nous devrons surmonter nos divisions si nous ne voulons pas nous exposer à de nouvelles catastrophes.

 Ce n’est donc pas l’assemblée nationale, ce ne sont pas le nombre de sièges qui nous importent le plus, c’est l’organisation du parti et l’autodétermination de la société. Nous ne sommes pas les seuls à avoir compris cela. Mais à la différence des autres nous militons pour un changement pacifique.

 Les représentants du parti ne sont que ses instruments, ses instruments efficaces. A chaque tâche, à chaque objectif il faut associer les diverses compétences nécessaires.

DERGUINI Arezki  le 11 avril 2012.

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